CONSEILS DE NAVIGATION ÉLECTRIQUE
QUE DOIS-JE SAVOIR AVANT D'AVOIR MON BATEAU ?
Comment gérer l'électricité ?
Optimisez votre vitesse
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L’autonomie théorique d’un bateau électrique dépend de trois facteurs :
- La capacité de la batterie est mesurée en kilo-watts-heures (kWh). Plus la capacité de la batterie est élevée, plus la portée est grande.
- La puissance des moteurs détermine la consommation d’électricité. Il est mesuré en kilowatts (kW). Un moteur de 6 kW peut facilement fonctionner à 1 kW et atteindre 4 nœuds, ou à 3 kW et atteindre 5 nœuds, selon la situation.
- L’exécution en heures (h) est calculé par le rapport entre la capacité (kWh) et la puissance (kW). Par exemple, si votre batterie stocke 6 kWh et que vous faites fonctionner votre moteur à 1 kW, alors votre autonomie est de 6 heures (=6/1).
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La vitesse de croisière solaire est la vitesse en nœuds à laquelle un bateau à énergie solaire peut voyager indéfiniment en utilisant uniquement ses cellules photovoltaïques comme source d’énergie. Il est plus facile de mesurer lorsque la batterie est à 90 % d’état de charge (SOC), de sorte que les contrôleurs MPPT fonctionnent à leur niveau optimal. Par extension, la batterie est considérée comme chargée lorsque son SOC reste supérieur à 90 %.
La vitesse de croisière n’est pas forcément un facteur limitant lors d’une excursion d’une journée en bateau, surtout lorsque l’arrêt à l’ancre fait partie du plaisir, car cela laisse le temps de recharger les batteries. Il est donc possible de dépasser la vitesse d’autonomie solaire, ou même de pousser le moteur à sa puissance maximale.
Ainsi, les “voileux” apprécieront, lorsqu’il n’y a pas de vent, de naviguer au moteur sans vibration, bruit ou odeur, et sans subir la gîte causée par les voiles. Les habitués des “bateaux à moteur” se rendront compte à quel point il est apaisant de ne plus avoir à faire le plein, d’oublier l’odeur persistante de l’essence, tout en profitant du frisson de dépasser les 12 nœuds en fonction de leur choix de moteur et de batterie. S’ils ne prévoient pas de naviguer au cours de la semaine suivante, ils peuvent revenir le week-end suivant pour trouver leur bateau complètement rechargé tout seul grâce au soleil.
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La navigation de plaisance solaire offre un nouveau style de vie : profiter d’un repas sans gaz d’échappement en naviguant, ou assis sur la delphinière avec les pieds dans l’eau. L’expérience sur la Côte d’Azur a montré que cette vitesse peut atteindre 2 nœuds. Oui, un bateau solaire peut être « le plus lent du monde » tout en dotant de la technologie la plus avancée.
Notez que l’expérience du capitaine est essentielle pour assurer la sécurité et le confort des passagers. Il a fallu plusieurs années à nos marins pour perfectionner ce style de vie en profitant de la position de la table au centre de gravité de la plate-forme de catamaran et de la proue ouverte à l’avant.
C’est probablement une expérience unique à partager avec vos proches.
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Considérons quelques exemples :
- Si votre bateau peut atteindre 12 nœuds tout en consommant 20 kW et que votre batterie stocke 20 kWh, vous pouvez facilement naviguer pendant une heure et vous permettre d’atteindre les pointes de vitesses plusieurs fois, tant que vous vous assurez de revenir avec plus de 20% de charge restant. Une semaine ensoleillée après votre retour peut charger près de 40 kWh d’énergie !
- Si vous voulez atteindre un mouillage à 3 milles marins et que votre consommation solaire nette est de 2,5 kW à une vitesse de croisière de 6 nœuds en mer calme, il ne faudra que 30 minutes pour atteindre le mouillage, et vous aurez consommé 1,25 kWh. Disons que vous avez une batterie de 5,4 kWh ; elle affichera plus de 75 %. Vous pouvez recharger la batterie à 100 % en 1 heure à l’ancre en plein soleil à une température proche de 20°C.
- Si le temps est devenu mauvais et que vous préférez naviguer à 3 nœuds pour le confort des passagers, votre consommation solaire nette est probablement de 1 kW. À cette vitesse, en une heure, vous aurez consommé 1 kWh d’énergie solaire nette, et votre batterie affichera un peu plus de 80 %.
- Si vous optez pour une sortie de 2 heures à 2 nœuds par nuit pour naviguer parmi les yachts de la Côte d’Azur tout en dégustant un repas, le moteur consomme 300 W sans entrée solaire parce que c’est la nuit. À votre arrivée, vous aurez consommé 600 Wh, et votre batterie affichera près de 90 %.
Entretenez vos composants électriques
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Un bateau à propulsion électrique nécessite moins d’entretien que tout autre bateau. L’entretien d’un moteur électrique peut être aussi simple que de changer un joint, à condition de naviguer selon les règles de l’art. L’endurance des bateaux SeaZen, dans des conditions de location intensives, prouve que cela fonctionne.
Mais lire des dizaines de manuels, couvrant tous les composants d’un système de propulsion électrique, peut être difficile à digérer. De plus, les techniciens de maintenance familiers avec les multiples systèmes sur le marché sont rares dans les ports. Sachant que le moindre problème peut devenir critique, “Maintenance-Less” signifie moins de gadgets, de moteurs fiables, de batteries bien dimensionnées, de composants électriques offrant les capacités d’assistance à distance, en particulier pour les régions éloignées.
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Chaque moteur nécessite divers degrés d’entretien, en fonction de sa technologie. Il est essentiel de lire les instructions du fabricant, en particulier pour surveiller les anodes.
Avec hélice
Les moteurs d’hélice ont un joint autour de l’arbre, qui doit être vérifié périodiquement et remplacé de manière préventive par un centre de service approuvé par le fabricant. Au quotidien, il suffit de vérifier régulièrement l’état de l’hélice et de l’anode, et de s’assurer qu’aucune ligne de pêche n’est enroulée autour de l’arbre. Ce sont les principaux points sensibles de ces moteurs.
Sans hélice
Les moteurs “RIM” ont une hélice qui tourne à l’intérieur d’une buse, ce qui évite l’entretien des joints et même des boîtes de vitesses. Selon la technologie utilisée, il peut être nécessaire ou non de vérifier que les pièces sont correctement lubrifiées. C’est tout !
Dans tous les cas, le coût de fonctionnement d’un moteur électrique est très faible par rapport aux moteurs à combustion interne traditionnels.
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Plusieurs technologies sont disponibles. Le lithium est particulièrement intéressant car il vous permet d’alléger du poids, ce qui améliore l’efficacité énergétique du bateau.
L’usure de la batterie dépend principalement de la façon dont vous l’utilisez. Les principaux indicateurs sont le % de charge, parfois appelé SOC (état de charge), et le rapport P entre la puissance appelée par le moteur et la puissance maximale que la batterie peut fournir.
Le vieillissement prématuré de la batterie est largement accéléré par le nombre de décharges profondes et par la proportion de navigation avec un rapport P supérieur à 1. La conservation de la batterie est maximale si vous restez toujours au-dessus de 50 % de SOC et avec un rapport P inférieur à 0,5.
- Si vous naviguez à l’énergie solaire, il est tout à fait possible que les batteries fluctuent entre 80 % juste avant le lever du soleil et 100 % à midi. C’est un autre avantage d’un bateau à énergie solaire : les batteries s’usent beaucoup moins
- Si vous naviguez toujours à vitesse maximale, il est dans votre intérêt d’augmenter la capacité de la batterie pour viser le rapport P le plus bas possible.
- Si vous n’avez pas de production solaire et que le bateau reste inoccupé, il est impératif d’éteindre les appareils électriques à bord, en particulier le réfrigérateur (facultatif). Vous pouvez également contrôler la charge SOC à distance (facultatif), ce qui est recommandé en cas d’absence prolongée, car vous ne devez pas laisser la batterie s’arrêter en cas d’urgence, ce type de situation extrême peut suffire à l’endommager.
Dois-je refiter mon bateau traditionnel ou acheter un nouveau bateau ?
Considérez la vue d'ensemble
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Une dissonance cognitive survient lorsque les passionnés de bateaux à moteur, qui valorisent la vitesse et l’autonomie, se rendent compte que les batteries électriques ne peuvent pas atteindre la même densité d’énergie. Ce conflit entre le plaisir de la liberté illimitée sur l’eau et la conscience environnementale crée un sentiment de malaise. Il y a beaucoup trop de dissonances :
- Vas-je réaliser que dans 80 % des cas, j’utilise mon bateau pour voyager à moins de 6 miles du port ?
- Mon magnifique bateau, construit pour la vitesse et le rugissement de ses moteurs, perdra toute son âme s’il doit naviguer électriquement à cinq nœuds… en silence.
- La capacité du réseau électrique est insuffisante pour soutenir les stations de recharge des bateaux de plaisance du monde.
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L’hybride (thermique + électrique) offre flexibilité et autonomie : il permet de naviguer en 100 % électrique (calme, écologique et économique) pour de courtes sorties, tout en gardant le moteur thermique pour les longues distances ou les besoins de puissance. Cette solution réduit les coûts, la consommation et les émissions, prolonge la durée de vie du moteur et évite “l’anxiété d’autonomie”. Idéal pour une transition progressive vers l’électrique, sans renoncer au plaisir de la navigation. Il a un prix, mais c’est peut-être le seul moyen de garder le charme d’un bateau conçu pour aller vite, et de pouvoir se rendre dans des réserves naturelles qui seront progressivement interdites du thermique ou simplement pour économiser du carburant.
Un refit hybride-électrique nécessite moins d’investissement qu’un refit 100% électrique.
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Peu de plaisanciers passent de la voile à la navigation à moteur – ou vice versa – parce que cela représente un changement profond dans la façon dont ils naviguent, les règles, les sensations et les habitudes. Le passage à l’électrique suit la même logique : c’est une pratique de navigation différente . Ceux qui l’essaient sont surpris : la navigation électrique, avec son silence, sa simplicité, réinvente les loisirs de la voile. Sans le bruit ou les vibrations, vous redécouvrez les sons de l’eau et un sentiment de liberté plus pur. C’est un nouveau mode de vie aussi loin de la voile que la voile est loin de la navigation à moteur.
Pour faire simple : les plaisanciers entièrement électriques peuvent choisir entre :
- Un bateau au design conventionnel, refité ou neuf, avec une autonomie plus limitée.
- Un hydroptère avec 40 % d’efficacité en plus.
- Un catamaran à énergie solaire évitant les problèmes de recharge et beaucoup moins coûteux par rapport aux bateaux de jour conventionnels avec la même surface utilisable.
Comment en savoir plus sur le bateau électrique ?
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Essayez une expérience VR
Pour faire l’expérience de la navigation de plaisance solaire électrique à partir de votre casque VR, vous guiderez votre avatar vers cette page Web dans le Metaverse. Une fois qu’il/elle aura touché ce lien, vous ferez l’expérience de séquences de différents scénarios :
- Assis sur le siège passager
- Conduire le bateau
- Assis sur la delphinière les pieds éfleurant l’eau
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Nos capitaines sont heureux de partager leur expérience de navigation de plaisance à énergie solaire, enrichie par des rencontres avec des milliers de visiteurs du monde entier.
Très souvent, nos visiteurs arrivent incrédules à propos de la navigation électrique.
Rien ne remplace une véritable expérience en direct !